Chômage en France : Comment y bénéficier ?

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Comment toucher le chômage en France ?

Pour que le demandeur d’emploi soit indemnisé, il faut qu’il se trouve dans l’une de ces situations :

  • avoir perdu involontairement son emploi
  • avoir travaillé minimum 4 mois soit 122 jours au cours des 28 derniers mois (36 mois pour les personnes de plus de 50 ans).
  • être inscrit comme demandeur d’emploi à Pôle Emploi (dans les 12 mois suivant la fin de son contrat)
  • être à la recherche permanente et effective d’un emploi
  • être apte à l’emploi
  • ne pas pouvoir prendre sa retraite à taux plein

Ainsi, pour avoir droit au chômage, on doit avoir perdu son emploi à la suite d’une fin de contrat à durée déterminée, d’un licenciement, d’une rupture conventionnelle. En principe, cela ne concerne pas les démissions sauf en cas de démission légitime. Si vous souhaitez en savoir plus sur le portage salarial alors cliquez ici !

Démissions donnant droit à une indemnité chômage

Dans les situations suivantes, le salarié qui démissionne va quand même être indemnisé par l’assurance-chômage :

  • s’il suit son conjoint muté dans une autre région
  • s’il se marie ou se pacse et change de lieu de résidence (dans les deux mois qui suivent la démission)
  • après avoir perdu un emploi, il en a tout de suite repris un autre duquel il a démissionné dans les 91 jours
  • il a cotisé 3 ans au chômage, a démissionné de son emploi pour en prendre un autre, auquel son employeur a mis fin au plus tard 91 jours après

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Arrêt maladie et droit au chômage

Quelles sont vos indemnités journalières, si vous êtes sans emploi et en arrêt maladie ? Sous conditions et après un délai de carence de 3 jours, vous allez pouvoir percevoir des indemnités journalières durant votre arrêt maladie. C’est l’Assurance Maladie qui verse ces sommes afin de compenser la perte de vos allocations chômage. On les calcule sur la base de votre salaire antérieur à votre admission à Pôle emploi ou à la cessation de votre activité depuis moins d’un an. Ces indemnités sont versées tous les quatorze jours et sont soumises aux contributions sociales et, en général, à l’impôt sur le revenu.

L’apprentis

A la fin de son contrat, l’apprenti va bénéficier, sauf en cas de démission, de l’allocation chômage pendant sa période de recherche d’emploi.

Droit au chômage de l’auto-entrepreneur

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En matière de droit au chômage, l’auto-entrepreneur a une situation particulière. En fait, tout dépend s’il a une activité salarié ou pas, mais également s’il était demandeur d’emploi ou pas au moment de la création.

Avec activité salarié en parallèle

Un auto-entrepreneur peut créer ou reprendre une entreprise, tout en conservant une activité salariée en parallèle. Aussi, dans le cas où il perd son emploi de salarié, il bénéficiera de l’ARE. Mais pour cela, il est nécessaire que le chiffre d’affaires mensuel dégagé par son activité d’auto-entrepreneur ne soit pas supérieur à 70 % du revenu de référence qui sert au calcul de l’allocation. Sinon, il n’a pas droit au chômage mais il lui faudra, malgré tout, s’inscrire comme demandeur d’emploi et s’actualiser chaque mois. De sorte que si certains mois son chiffre d’affaires est inférieur à 70 % du revenu de référence, il touchera alors l’allocation. Vous souhaitez emprunter mais vous ne savez pas combien vous pouvez emprunter à votre banque ? Nous vous expliquons tout ici !

Sans activité salariée

Dans le cas où un auto-entrepreneur n’exerce pas une activité salariée en complément de son entreprise, il ne va pas pouvoir bénéficie d’un droit au chômage.

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Demandeur d’emploi

Un demandeur d’emploi peut aussi reprendre ou créer une entreprise sous le statut d’auto-entrepreneur. Ainsi, il aura l’aide aux chômeurs repreneurs ou créateurs d’entreprise, lui permettant de bénéficier d’un taux de cotisation minoré. Par ailleurs, il aura droit à un maintien partiel de son allocation chômage ou pourra demander un versement sous forme de capital.

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